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Orangina prône l’attaque avec le hand-ball… Et marque des buts

 

"Et là, on met "le jour de boire est arrivé", c'est pas mal, non? En plus c'est plutôt drôle..."

Orangina, c’est quoi? Ces derniers temps, le plus souvent des pubs incompréhensibles et dérangeantes avec des animaux anthropomorphisés comme protagonistes. Et ce, jusqu’au 30 janvier 2011, date à laquelle Orangina est devenue une marque gagnante car offensive grâce au hand-ball. Un peu trop, peut-être.

Il est toujours bon, pour une marque, quelle qu’elle soit, d’être le sponsor d’un événement, d’une équipe, d’une entité qui prône des valeurs respectables. Terrain tout trouvé : celui du sport. Mais la concurrences y est féroce. Question de compétition, sûrement. Difficile donc pour un soda, représentant d’un certain « laisser-aller » alimentaire, de s’imposer au pays de l’esprit sain dans un corps sain. Tour de force réussi par C***-C*** dans le football, à grands coups de dollars injectés sur le long terme dans la reine des épreuves, la Coupe du Monde. A qui Pepsi commence à peine à mettre des taquets dans les chevilles. Pour Orangina, on laisse donc tomber le sport-roi…

Quel autre sport marche en France? Le tennis? Trop individuel et trop porté sur l’élite. La course automobile? Trop « mécanique ». Le cyclisme? Trop dopé. Reste donc le rugby que Orangina a investi depuis 2006 par le biais du XV de France. Cinq ans, déjà?! Ah bon… Planquée derrière les mastodontes friqués que sont la Société Générale ou Orange, il faut dire que la bouteille à bootyshaker pour faire monter la pulpe a du mal à faire valoir ses atouts. Un bide, jusqu’ici. Pas étonnant quand on parle de calories. D’autant qu’il en est de même pour la popularité globale de la marque.

De facto, le soda bien de chez nous rentre il y a quelques années dans une phase de transformation intégrale pour incarner la win à la française. Traduction visuelle : l’agence Fred & Farid va s’occuper de toi. Résultat : parler d’Orangina revient à évoquer des pubs plutôt moches et chamarrés, assez flippantes, avec une corrélation complètement nébuleuse entre les animaux-personnages, le message produit et la boisson en elle-même. Comme quoi, on peut s’appeler Fred & Farid et pas toujours taper dans le mille…

 

Les suédois se demandent encore pourquoi la France agite des gros machins aux couleurs de leur pays…

Mais Orangina reste persuadée que les efforts finiront par payer. En bonne marque en mal de reconnaissance, elle a donc choisi dès 2010 de se concentrer sur un sport qui l’est tout autant, malgré ses innombrables succès : le hand-ball. Exit le rugby et la FFF (le contrat se terminant en 2012) et plein gaz sur l’équipe de France de hand-ball. Avec un timing parfait dû au scandale footballistique de l’équipe de France en Afrique du Sud et au dopage incessant dans le Tour de France, l’opinion publique s’ouvre sur d’autre sports moins médiatisés et surtout moins vérolés.

Et découvre en Orangina, lors du Mondial de hand-ball, le soutien principal « d’Experts » qui marche sur l’eau, sûrs de leurs forces tout en sachant se remettre en question. Du pain béni pour les stratèges. Relayée dans le métro, les bus, les journaux et tout ce qu’il y a d’espace occupable, la campagne des Bleus est plus couverte par la pub que les médias pendant un temps. L’équipe de France éclabousse le Danemark en finale puis le public de Malmö, armée de bouteilles d’Orangina savamment placées devant les objectifs des reporters sportifs. Même la photo officielle des vainqueurs, en une du Direct Matin du lendemain, se voit affublée d’un Orangina qui remplace l’habituel champagne.

Avec une artillerie médiatique lourde et un placement produit audacieux et intrusif, « Le jour de boire est arrivé » pour Orangina, le 30 janvier dernier. Désormais, un kangourou arbore les couleurs de la France aux côtés d’Omeyer, Karabatic et Fernandez. Toujours aussi « what the fuck? » mais Fred & Farid ont gagné. Et en sport, l’important, c’est la victoire.

 

Matthieu Rostac

Crédits photo : Facebook Orangina

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Paso de los Toros : que reste-t-il de nos amours ?

Aurore Colibert ©

« Au beau milieu de l’Uruguay, là où passe le Rio Negro, vivaient des éclaireurs qui aidaient charrettes et troupeaux à traverser cette rivière extrêmement dangereuse lorsque le courant était fort. Pour leur force et leur bravoure, ces éclaireurs se faisaient appeler les hommes-taureaux » (*). C’est sur cette phrase énigmatique, empreinte d’un paganisme si cher aux sud-américains, que Paso de los Toros aurait été fondée… A l’origine ville de « peones », mère de l’auteur uruguayen Mario Benedetti, Paso de los Toros verra son destin bouleversée par la rencontre improbable d’un industriel anglais d’un étudiant en chimie de Montevideo. En 1926, George Jones et Romulo Mangini travaillent tous deux pour une usine de savon de la ville. Ils décident de diversifier cette activité en « recopiant » au mieux la recette d’un tonic anglais, le Bull Dog, seule boisson possédant ses droits d’entrée en « Suisse d’Amérique Latine » pour y lancer le premier soda made in Uruguay. Le Paso de los Toros était né. Le « capital » (si tant est qu’il y en ait un) de Paso de los Toros est ouvert aux villageois, à hauteur de dis pesos l’action. Une sorte de modèle d’économie participative à l’échelle locale, de droit du sol profitable aux descendants des laborieux hommes-taureaux. Pour la version longue, c’est ici. En espérant que vous aimez l’espagnol…

A l’orée des années 50, le succès est tel que la société voit ses actionnaires pulluler de même que ses usines sur le sol uruguayen, obligeant Mangini à s’implanter jusqu’à Montevideo. Ce qui, bien sûr, attise l’intérêt des conglomérats US, à la recherche de nouveaux marchés dans les pays émergents. Une fois n’est pas coutume, le géant Pepsi Co. remportera la mise au nez et à la barbe de son grand rival le Diable Rouge. La quantité de quinine contenues dans la boisson gazeuse devenant trop dangereuse pour les consommateurs, la société se lance dans des sodas aux fruits, notamment à l’orange, au citron et au pamplemousse. A la même période, le créateur Romulo Mangini meurt et Pepsi devient actionnaire majoritaire de la société Tonic Water Company Paso de los Toros. Ainsi commence le deuxième acte de l’histoire de Paso de los Toros, rentré dans le rang du capitalisme comme tout bon soda qui se respecte, après une escapade dans l’utopie mercantile. Paso de los Toros finit par traverser le fleuve Uruguay et s’implanter chez le frère ennemi argentin. La Celeste, l’équipe nationale de football de l’Uruguay ne retrouvera jamais son niveau d’antan. C’est un certaine idée du romantisme sud-américain qui s’évente.

Fernando Cavenaghi, joueur des Girondins de Bordeaux surnommé "El Torito" est... Argentin. Chienne de vie.

Au sens propre comme au figuré puisque désormais, la société Tonic Water Company Paso de los Toros met un point d’orgue à faire une croix sur le fleur bleue et le cucul. Un Paso de los Toros sabor pomelo à la main, de préférence. Pour sa dernière grande campagne publicitaire, réalisée par l’agence BBDO Argentine, les buveurs de ce soda au pamplemousse prennent un malin plaisir à briser les délires gnan-gnan de couples sirupeux et détestables. Raison invoquée ? « La douceur n’étanche pas la soif », d’après le slogan. Bien ouej, pour une boisson dite « amère ». De surcroît, pour créer le buzz, la société BBDO invente le site Mandaleunmensajeatuex.com (littéralement Envoieunmessageàtonex.com) où des amants éplorés peuvent déverser leur trop-plein de fiel sur leurs anciens partenaires sentimentaux, aux yeux et à la vue de tous. Pis, un an plus tard, l’agence de pub a publié un « recueil » des meilleurs messages – 6000 reçus, au total – distribué dans toutes les bonnes librairies. Et pour ceux ou celles qui auraient manqué un épisode, BBDO a disposé à divers endroits stratégiques des grandes villes argentines de magnifiques poupées vaudou piquées, sur lesquelles étaient laissées à disposition le livre d’or de l’aigreur, sobrement intitulé « la vengeance immortelle ». Début de la campagne : début février 2009, une semaine avant la Saint-Valentin. Ça, c’est du marketing !

Mais objectivement, que reste-t-il de ce valeureux soda, héritage des hommes-taureaux de la lande uruguayenne ? Je n’irai pas jusqu’à vous survendre le produit en vous déclamant que cette boisson gazeuse possède toute la force de caractère de ses aïeux et blablabla, on n’est pas dans une publicité pour le whisky… Une chose est sûre, c’est sans nul doute le meilleur soda au pamplemousse qui existe. Certes, il n’y a pas pléthore sur le marché mais à un Schweppes agrumes, je préfère encore le Paso de los Toros saveur pomelo. Pas outrancier pour un sou, le soda est très fin, acidulé ce qu’il faut tout en gardant la subtile amertume du pamplemousse. Le breuvage pétille juste, ne s’aplatit pas vite, laisse un agréable retour en bouche et, comble de l’esthète, se boit OBLIGATOIREMENT dans un verre. C’est mentionné sur le côté de la canette. Sinon, turista. Qui plus est, le packaging est plutôt sexy : old school mais pas trop, on boit ce que l’on voit. Et inversement. Dernière anecdote pour les petits rigolos adeptes de facéties estampillées Jamy & Fred ou Nature & Découvertes : les agents de quinine contenus dans la boisson font que le Paso de los Toros brille dans la nuit. Comme le Luminou, oui.

Informations techniques : je ne peux vous dire si l’on trouve en France du Paso de los Toros, la canette que l’on m’a rapporté vient d’Argentine… Sorry guys !

Matthieu Rostac

Crédits photo : Aurore Colibert et Sport 24

(*) Propos issus de l’ouvrage Historia de Paso de los Toros de Pedro Armua

Du soda dans mon portable… Foutu ? Non, ingénieux.

Cela fait presque un mois que je n’ai pas écrit sur ce blog, veuillez m’excuser mais quelques occupations me retenaient ailleurs. Néanmoins, honte à moi. Et comme une honte ne vient jamais seule, je m’en viens parapher Nicolas Hulot et son documentaire nanardo-naïf Le Syndrome du Titanic pour entamer cet article : « le modèle économique en place n’est plus la solution mais bien le problème ». Soit. En conséquence, de nombreuses industries s’évertuent à trouver un compromis rentable entre économie et écologie et ne se gênent pas pour le faire savoir, à grands coups de campagnes publicitaires. En témoigne la dernière campagne démagogique de l’EDF (tiens, prends ça Henri Proglio, BIM !). D’autres, moins tape-à-l’oeil, préfèrent se concentrer sur le véritable nerf de la guerre : l’innovation. Même si, il est vrai, la course au développement durable s’apparente parfois à une course à l’échalote, avec une tripotée de prototypes aussi farfelus les uns que les autres. C’est le cas de Nokia qui a confié à une jeune designer chinoise, Daizi Zheng, le soin de créer un téléphone portable eco-friendly.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le prototype est aussi étonnant que pétillant. A défaut de posséder une batterie électrique, le cellulaire utilise comme combustible… Du soda. Le dos de l’objet fait office de réservoir à bulles et le reste ressemble à un gadget tout droit sorti du film Total Recall. Une seul recharge suffit à alimenter le téléphone quatre fois plus longtemps qu’une batterie au lithium standard. Awesome, dude. Mais comment cela est-ce possible, me direz-vous ? Pour les plus anglophiles d’entre vous, rendez-vous sur ce lien qui explique tout. Pour les plus feignants, je synthétise : le téléphone produit de l’énergie grâce au sucre hydrocarbonique de la boisson et ce, à l’aide d’une « catalyse enzymatique ». Une fois le GSM (belgian style) déchargé, le liquide n’est plus que de l’eau. L’expérience ne dit pas si elle est potable. Pour le moment, le stade du prototype est « avancé » mais n’est pas sûr de voir le jour sur le marché de la téléphonie mobile. Néanmoins, il faudra dans les années à venir s’habituer au mot « bio-batterie », tant l’idée semble séduire.

Fatche! Je viens d'exploser mon forfait... Mes parents vont me hagate!

Reste à savoir si les consommateurs seraient prêts à débourser encore quelques billets en suppléments de leur téléphone et leur onéreux abonnement. Dans l’histoire, mine de rien, c’est surtout le soda qui ressort grand vainqueur. Au-delà du fait que C***-C*** a financé le projet en collaboration avec Nokia, permettant ainsi au Diable rouge de se placer sur la question de l’environnement, c’est tout le secteur qui s’offre une nouvelle virginité. Alors que les politiques américains et les britanniques veulent la peau des boissons gazeuses avec une taxation abusive (j’y consacrerais un article la semaine prochaine, keep in touch), le marché a trouvé là un moyen – certes jeune et encore hypothétique – de prouver à l’opinion publique que le sucre contenu dans ses canettes n’est pas que méfaits sanitaires et calories excessives. Voire de compter sur lui dans les années futures. Pour autant, la branche du soda est-elle prête à se repositionner sur le marché des énergies renouvelables? Quitter les linéaires des GMS pour se déplacer dix mètres plus loin, à la pompe de la station-service ? J’y songerais lorsque des enfants se rinceront le gosier de pétrole raffiné, le sourire jusqu’aux oreilles…

Pour ceux qui seraient vraiment curieux, allez jeter un coup d’oeil aux autres projets de Daizi Zheng. C’est une alternative au conditionnement de produit assez inventive.

Matthieu Rostac

Crédit photo : Daizi Zheng et un Skyblog, bien sûr

La Tunisie a le béguin pour le Boga

Alors que les Aigles de Carthage, l’équipe nationale de football, s’apprêtent à jouer leur premier match de la CAN (Coupe d’Afrique des nations) à 19h30, il est de bon ton de causer de la Tunisie aujourd’hui. Et moi, quand je cause, c’est soda – et pas religion ou pédophilie comme certains le présument, bien que j’adore les prêtres et les enfants, de préférence ensemble dans la même pièce. Donc, qui dit soda et Tunisie dit Boga. Une fierté nationale en quelque sorte, à l’instar de son voisin algérien le Selecto. Pourtant, même si les deux boissons gazeuses sont similaires en plusieurs points, il vaut mieux ne pas établir de comparaison : d’après mon amie Anita Pepita, journaliste/chroniqueuse/pousse-disques bordelaise et tunisienne de surcroît, « le Selecto a toujours fait de l’ombre au Boga, bâtard de Selecto ». C’est vous dire si la rancoeur est tenace. Bref, no more Selecto, que du Boga… Mais lequel?

Non contente de truster la quasi-totalité du marché tunisien de la bière (un partenariat avorté avec Heineken a empêché son expansion), la Société Frigorifique et Brasserie de Tunis peut également se targuer de squatter les linéaires boissons gazeuses et les restos/bars du pays, « du café pouilleux au plus prestigieux des salon de thé », grâce à la distribution de C***-C*** sur tout le territoire mais surtout grâce aux quatre Boga’s dans le vent depuis près de quarante ans : Boga Bidha, qui rappelle le Sprite ou le 7 Up; Boga Light, sa version light; Boga Menthe, sa version menthe et Boga Cidre, sa version cidre… Ah bah non, ça a pas goût de cidre, ça a goût de Selecto! Oups, mes excuses au peuple tunisien. Plus sérieusement, je reviendrais sur sa saveur un peu plus tard dans l’article. Un succès tel qu’il dépasse les simples frontières planétaires puisque même le vil Jabba the Huth, dans La Guerre des Etoiles, en parle à Han Solo à 27 ».

Avec une pizza, rien de mieux qu'un bon Cowa-Boga!

Trève de plaisanteries, la boisson Boga est extrêmement populaire au pays de Ben Ali, vous l’aurez compris. Non pas (seulement) parce qu’elle étouffe le marché mais aussi parce qu’elle use de la publicité avec brio. La dernière en date? Une campagne publicitaire ayant pour axe central la star montante du cinéma tunisien Dhafer el Abidine (aperçu dans le film Sex & the City). Resituons le contexte grâce à Afrique Magazine : « Il est beau, talentueux, intelligent, éloquent, diplômé, il a tout pour lui et il est l’acteur dont tout le monde parle en Tunisie ». Tout comme le Boga, en somme. Et finalement qui de mieux qu’un beau gars pour représenter le Boga? Soit, mais là où O’Gilvy Label et Mindshare Tunisie (agences publicitaires en charge du budget) ont su la jouer fine – ou lourde, c’est au choix – c’est avec leur campagne 360°, comme l’explique si bien le site Blog2Com.com.

Affichage sauvage, fausses petites annonces dans les canards du coin, et buzz autour du spot publicitaire (où une vieille dame interrompt le tournage parce qu’elle ne comprend pas la différence entre réalité et fiction… Ou qu’elle est payée par la prod?) ont assis la pré-campagne avant le placardage massif sur tous les abris-bus tunisiens d’affiches parodiant le What Else? de George Clooney. Cerise sur le loukoum : l’arrivée d’un jeu Facebook « aide Dhafer à récupérer sa canette » afin d’appuyer la connivence entre la marque et ses consommateurs. A tel point que le site BogaCidre.com renvoie désormais sur la page Facebook de l’application… Bon, qu’on se le dise, le jeu est nul car absolument incompréhensible. Si vous voulez essayer, allez-y! Et si vous parvenez à le finir, faites-moi passer pour une buse! Si on passait aux choses sérieuses, celles qui n’intéressent que les esthètes du soda, la partie « test » du Boga? Mais du Boga Cidre, s’il vous plaît.

Concrètement, le Boga (qui tient son nom de BOisson GAzeuse) est au soda ce que le lièvre est à l’athlétisme : un allumeur. Dès les premières effluves, on sent cet arôme si cher aux boissons du Maghreb, subtil mélange d’odeur médicinale et de fruit outrancier. Première gorgée : pas déçu… Ah ben si, en fait. En l’espace de cinq secondes, toutes les saveurs disparaissent en même temps que les bulles. Finalement, le Boga n’est pas un lièvre, c’est un éjaculateur précoce. Gustativement, Wikipedia rapporte qu’on y retrouve « la banane, la racinette et le Kampane ». J’y ressens plus une saveur de pomme… Hey comme dans le cidre! Ou le Selecto! Eh merde, j’avais dit que je le ferais plus…

Informations techniques : Comme d’hab’ pour mes sodas du Maghreb, le 14 Marché, 14 rue Marx Dormoy (Métro Marx Dormoy ou La Chapelle). Même si le Boga est trouvable dans toutes les bonnes épiceries du XVIIIe qui se respectent. 1,60€ le litre et demi, c’est donné… 1,60€ pour un cinq secondes de plaisir, ça fait cher… A vous de voir!

Matthieu Rostac

Crédit photo : Aurore Colibert, Akramus et Replikultes.net